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L'activité Lafarge Ciments a enregistré en 2003 une forte progression de ses résultats. Les principales composantes de cette performance sont les suivantes : - Une croissance exceptionnelle des ventes (9,1 %),
- Une augmentation du prix moyen de vente,
- Des surcoûts dus au prolongement de l´activité de l?ancienne usine de Tétouan et au décalage du démarrage des ventes à partir de Tétouan II,
- Des progrès (cendres volantes, additifs, achats ?) compensant partiellement ces surcoûts.
La croissance des ventes
Le marché a enregistré une croissance de 9,3%. Cette progression, particulièrement forte, est d´autant plus remarquable qu?elle intervient après deux années de croissance soutenue. Le marché, qui a bénéficié d?une relance de l?économie due à une bonne année agricole et à un climat général de confiance, a été principalement tiré par le logement, les équipements touristiques et l?importance des chantiers d?infrastructures précédemment engagés. Les ventes consolidées de Lafarge Ciments (3 849 tonnes) ont enregistré une progression en ligne avec celle du marché. Proportionnellement, les croissances les plus fortes ont été enregistrées par les marchés du Centre et du Nord. L´amélioration du mix produit traduit une accélération de l?industrialisation de la construction et une démarche qualité plus attentive à la durabilité des ouvrages d?art. L'effet prix Ces résultats enregistrent aussi l´amélioration de notre prix moyen de vente qui traduit l?augmentation des prix intervenue en Janvier 2003 et l?évolution favorable du mix vendu. Maîtrise des coûts et amélioration des performances
Les coûts variables ont été maîtrisés malgré la hausse du coût du coke de pétrole, l´importance des transferts de clinker pour répondre à la demande soutenue des marchés du Nord et le maintien en activité de Tétouan 1 au-delà des délais prévus. Ces surcoûts ont pu être compensés par les performances achats et les progrès industriels réalisés. L´amélioration des performances de Bouskoura a été consolidée. Les démarches engagées à Meknès commencent de produire leurs effets au niveau de la régularité de la matière première et de la maîtrise de la cuisson. . Les résultats
Les comptes consolidés Le périmètre consolidé de la société Lafarge Ciments comprend l´ensemble des activités ciment, béton et granulats. - Le chiffre d´affaires enregistre une croissance de 12, 3% passant de 2 660 Mdh à 2 986 Mdh.
- Le résultat brut d´exploitation s?établit à 1386 Mdh ( + 10,5 % par rapport à 2002).
- Le résultat net consolidé augmente de 13,6 % et passe de 690 Mdh à 784 Mdh
Les résultats de l´activité ciment - Le chiffre d´affaires est passé de 2456 Mdh à 2 758 Mdh, soit une progression de 12,3 %
- Le résultat brut d´exploitation (RBE) de l?activité cimentière s?établit à 1405 Mdh contre 1226 Mdh pour l?exercice précédent ( +14,5%).
- La marge brute d´autofinancement (MBA) augmente de 7,5 %, passant de 1025 Mdh à 1102 Mdh.
- Le résultat net enregistre une progression de 16,5 %. Il est de 784 Mdh contre 673 Mdh en 2002.
Les comptes sociaux de Lafarge Ciments La progression des résultats sociaux de Lafarge Ciments est un peu supérieure à celle enregistrée par l´activité cimentière globale. - Le chiffre d´affaires progresse de 14, 6%, passant de 2 024 Mdh à 2321 Mdh.
- Le résultat brut d´exploitation s?établit à 1 203 Mdh en progression de 16,2% par rapport à l?exercice précédent.
- La marge brute d´autofinancement est de 930 Mdh (+ 8,8 %)
- Le résultat net social s´établit à 699 Mdh (22,6%).
Le Conseil d´Administration a décidé de proposer à l?Assemblée Générale de Lafarge Ciments la distribution d?un dividende de 75 Dh par action contre 60 Dh en 2002 (+ 25 %). Lafarge Cementos
Les résultats de Lafarge Cementos s´inscrivent en retrait par rapport à ceux de 2002 en raison principalement d?une augmentation des frais variables et des provisions pour investissements ( 27 Mdh). Pour faire face à l´importante demande des marchés du Nord, il a fallu approvisionner Tanger en clinker à partir des sites de Bouskoura et de Meknès. D?où un surcoût logistique. Par ailleurs, les performances de l´usine de Tétouan ont pâti du départ des personnes qui devaient participer au démarrage de la nouvelle usine de Tétouan et de celles qui ont créé leur propre activité dans le cadre du plan de redéploiement mis en ?uvre. De plus, son activité aval (broyage ciment, ensachage et vente) a été prolongée au-delà du terme prévu suite à l?importance des précipitations d?automne qui ont retardé la construction de la route désenclavant la nouvelle usine. Les autres activités Lafarge Bétons Les résultas enregistrés confirment la consolidation du redressement de Lafarge Bétons. - Les volumes vendus 424,5 Km3 sont en augmentation de 5,4 %.
- Le chiffre d´affaires s?est établi à 254 Mdh ( + 7,2 % par rapport à 2002).
- Le résultat brut d´exploitation s?établit à 24,5 Mdh (+ 8%).
- Le bénéfice net s´établit à 9 Mdh ( Contre 12, 8 Mdh en 2002). Cette baisse est due à des provisions pour investissement ( 3,9 Mdh) et à l?augmentation du taux de l?impôt du fait de l?apurement des reports déficitaires antérieurs.
Gravel Maroc Les ventes ont connu une diminution du fait de la fin de certains chantiers importants (construction de la nouvelle piste de l´aéroport Mohamed V). Cette baisse a été compensée par celle des frais de production. - Chiffre d´affaires : 24,3 Mdh ( 28,7 Mdh en 2002).
- Résultat brut d´exploitation : 4 Mdh, contre 3,3 Mdh en 2002
- Résultat net : 1,4 Mdh contre 0,1 Mdh.
3. Le redéploiement du personnel de Tétouan 1. Le plan de redéploiement du personnel de l´ancienne cimenterie de Tétouan 1, engagé au début de 2002, a connu une remarquable réussite. Sur les 121 personnes qui ne pouvaient être redéployées sur un autre site de Lafarge Ciments, 10 ont retrouvé un emploi salarié et les 111 autres ont créé avec notre aide leur propre activité, générant 266 emplois. Grâce au dispositif mis en place pour assurer la reconversion de ces collaborateurs, grâce à l´appui rencontré auprès des différents partenaires de l?entreprise, l?expérience s?est soldée par une création nette de 155 emplois. Pour assurer la viabilité à terme des projets créés, Lafarge Ciments assure pendant 2 ans leur accompagnement. 4. Perspectives 2003-2004 Le marché Tout donne à penser que l´année 2004 prolongera le mouvement de croissance qui porte le marché du ciment depuis trois ans. L?importance des chantiers d?infrastructure et des équipements touristiques, la diversité des incitations gouvernementales pour dynamiser la construction de logements collectifs, l?importance des intentions d?investissements enregistrées auprès des CRI, la bonne tenue des transferts des RME laissent présager une nouvelle année de croissance du marché du ciment. Les investissements réalisés pour moderniser nos capacités dans le Nord et améliorer la productivité des autres sites, les actions conduites pour améliorer nos performances nous permettront de répondre à la croissance du marché et de maintenir des ratios de rentabilité satisfaisants, malgré la ponction sur nos marges opérée par le doublement de la taxe sur le ciment. Le dispositif industriel Le Conseil d´Administration a donné son accord pour un nouvel investissement de développement de capacités qui permettra d?anticiper sur la croissance attendue du marché. Cette nouvelle capacité, de 900 000 tonnes, sera installée dans la région de Casablanca par doublement de la deuxième ligne de Bouskoura. Ce dispositif, qui sera opérationnel à partir du début 2006, portera la capacité globale de Lafarge Maroc à 5,4 millions de tonnes. Par ailleurs, un nouveau métier sera développé avec l´installation sur l?ancien site de Tétouan d?une ligne de fabrication de chaux industrielle. Cette unité sera opérationnelle dans le courant du second trimestre 2004.
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